« La grammaire est une chanson douce », la suite : « La révolte des accents » et « Et si on dansait ? »

Voici deux autres romans suivant l’excellent  » La grammaire est une chanson douce ». J’ai un peu moins aimé « La révolte des accents » mais j’ai dévoré cette fin d’après-midi « Et si on dansait ? »

 

Un jour, les accents s’enfuient en ayant assez de ne plus être utilisés avec le développement des ordinateurs. Jeanne, l’héroïne, part à leur recherche en Inde. 

 

Dans ce livre, Erik Orsenna se penche cette fois-ci sur la ponctuation. Encore de belles images, utilisables en classe encore une fois, lorsqu’on travaille sur la ponctuation :

  •  le point-virgule : il donne du rythme à la phrase sans la couper ; il la réveille et la relance. Il relie mais ne sépare pas : c’est comme si on explorait une autre région sans quitter le pays.
  • les guillemets : ils ont des chapeaux à 1/2 renversés et annoncent une citation. Comme ils sont polis, ils saluent l’auteur en soulevant leur chapeau. Quand la citation est finie, ils font un nouveau salut.
  • l’apostrophe : une petite virgule qui flotte dans l’air et qui signale qu’une lettre a disparu.
  • les parenthèses : elles délimitent des îles dans la phrase.
  • le point : il indique la séparation, la fin.
  • les points de suspension, quant à eux, indiquent une interruption de l’histoire.
  • la virgule marque une pause de courte durée.
  • le trait d’union annonce un lien et le blanc sépare, il permet aux mots de respirer.
  • les majuscules en début de phrases sont aussi des signes de ponctuation : elles aident l’oeil à s’y retrouver.

 

Prochaine étape, « La fabrique des mots » ….

 

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Après « La grammaire est une chanson douce » : « Les chevaliers du subjonctif »

Suite à mon engouement pour le roman d’Erik Orsenna « La grammaire est une chanson douce « , je me lance dans la lecture des romans suivants. Je viens de terminer de lire « Les chevaliers du subjonctif » :

"Les chevaliers du subjonctif"

L’action se passe dans l’archipel de la conjugaison. On y découvre ainsi différentes îles correspondant aux modes de conjugaison :

  • l’île de l’infinitif où les verbes sont des moteurs car, je cite Erik Orsenna, « ce sont les verbes qui font avancer la phrase, qui lui donnent vie et mouvement ». Un verbe à l’infinitif peut tout faire, il est nu et s’habille en fonction de son utilisation. L’année prochaine, j’adapterai donc ma figurine verbe en l’habillant quand il s’agira d’un verbe conjugué. Je prévoirai ainsi 3 costumes correspondant aux 3 moments du temps. Sur cette île, les verbes sont rangés par enclos selon leur terminaison : er/ir/re, les verbes irréguliers étant cloisonnés à l’écart des autres car ce sont les verbes à problèmes et il ne faut pas qu’ils contaminent les autres verbes avec leurs bizarreries. On retrouve également sur cette île, les infinitifs paresseux qui ont préféré devenir des noms (le savoir, le sourire).

 

  • l’île de l’impératif, l’île des fous : elle est peuplée d’individus qui n’arrêtent pas de hurler et d’ordonner. Une partie « douce et tranquille » de cette île abrite un impératif doux et amical, celui du conseil.

 

  • l’île du conditionnel où les habitants passent leur temps à faire des hypothèses.

 

  • l’île de l’indicatif, avec la ville des mots, la région du passé, brumeuse, la région du futur avec son brouillard impénétrable, et la région du présent où nous vivons.

 

  • enfin, l’île du subjonctif où se déroule l’essentiel de l’action. C’est une île aux contours changeants sans cesse car c’est l’univers du doute, de l’attente, de l’espérance, de tous les possibles. Ses habitants sont les ennemis de l’ordre établi par Nécrole, le dictateur de l’archipel. Pour lui, ce sont des insatisfaits perpétuels, des rêveurs et il donne pour exemple la phrase « Je veux que tous les hommes soient libres ».

On y trouve donc encore de jolies images axées, cette fois, sur la conjugaison.

Prochaine lecture : « La révolte des accents » ! A suivre donc ….