Après « La grammaire est une chanson douce » : « Les chevaliers du subjonctif »

Suite à mon engouement pour le roman d’Erik Orsenna « La grammaire est une chanson douce « , je me lance dans la lecture des romans suivants. Je viens de terminer de lire « Les chevaliers du subjonctif » :

"Les chevaliers du subjonctif"

L’action se passe dans l’archipel de la conjugaison. On y découvre ainsi différentes îles correspondant aux modes de conjugaison :

  • l’île de l’infinitif où les verbes sont des moteurs car, je cite Erik Orsenna, « ce sont les verbes qui font avancer la phrase, qui lui donnent vie et mouvement ». Un verbe à l’infinitif peut tout faire, il est nu et s’habille en fonction de son utilisation. L’année prochaine, j’adapterai donc ma figurine verbe en l’habillant quand il s’agira d’un verbe conjugué. Je prévoirai ainsi 3 costumes correspondant aux 3 moments du temps. Sur cette île, les verbes sont rangés par enclos selon leur terminaison : er/ir/re, les verbes irréguliers étant cloisonnés à l’écart des autres car ce sont les verbes à problèmes et il ne faut pas qu’ils contaminent les autres verbes avec leurs bizarreries. On retrouve également sur cette île, les infinitifs paresseux qui ont préféré devenir des noms (le savoir, le sourire).

 

  • l’île de l’impératif, l’île des fous : elle est peuplée d’individus qui n’arrêtent pas de hurler et d’ordonner. Une partie « douce et tranquille » de cette île abrite un impératif doux et amical, celui du conseil.

 

  • l’île du conditionnel où les habitants passent leur temps à faire des hypothèses.

 

  • l’île de l’indicatif, avec la ville des mots, la région du passé, brumeuse, la région du futur avec son brouillard impénétrable, et la région du présent où nous vivons.

 

  • enfin, l’île du subjonctif où se déroule l’essentiel de l’action. C’est une île aux contours changeants sans cesse car c’est l’univers du doute, de l’attente, de l’espérance, de tous les possibles. Ses habitants sont les ennemis de l’ordre établi par Nécrole, le dictateur de l’archipel. Pour lui, ce sont des insatisfaits perpétuels, des rêveurs et il donne pour exemple la phrase « Je veux que tous les hommes soient libres ».

On y trouve donc encore de jolies images axées, cette fois, sur la conjugaison.

Prochaine lecture : « La révolte des accents » ! A suivre donc ….

2 commentaires sur « Après « La grammaire est une chanson douce » : « Les chevaliers du subjonctif » »

  1. Oh super! Je suis fan des livres d’Orsenna depuis trop longtemps que pour me lancer… Donc c’est décidé, j’y vais! J’ai tenté aujourd’hui de lire à mes loulous de cm1 (mais je dois revoir toutes les bases) le livre « la fabrique des mots ». C’est compliqué pour eux mais je choisirai quelques passages (sans dénaturer le livre) avec des voyages dans le passé (pour voir la ville des mots par exemple ou l’île de l’infinitif). Bref merci pour toutes les images et tes idées. Tes élèves apprécient les livres?

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